2ème place au championnat du monde Ironman

Après avoir été annulé, puis déplacé en raison du Covid, les championnats du monde Ironman on ENFIN pu avoir lieu le 7 mai dernier du côté de St-Georges (Utah – USA).Et le TRYverdon y était représenté par son président Renaud de Pury qui courait dans la catégorie « age groupe » et qui au terme d’une magnifique course termine deuxième et est donc devenu vice champion du monde d’Ironman M55-59

Ci-dessous son récit complet :

Arrivé à St-Georges (Utah) 5 jours avant l’IM de Hawaii 2021 reporté à cause du Covid, j’ai eu le temps de découvrir les passages clés de la course.

Joli dénivelé au programme (+2300m à vélo et +430m en run) qui rendra l’épreuve un peu plus sélective.

La nat se fait dans un charmant petit lac à 17°C, caché à 15km de la ville. Après 1h02 dans l’eau, on se retrouve nombreux dans la tente de T1 et une erreur d’aiguillage me fait tourner en rond, je perds env. 1’ à trouver mon sac.

Ce contretemps me booste pour l’entame du vélo qui nous lance dans de grands espaces arides typiques de la région. J’essaie de me caler rapidement sur ma moy de 220-230w à plat ou sur les petites bosses qui se succéderont jusqu’au 100e km. On voit qu’on est en finale des WC, beaucoup de dépassements dans tous les sens, c’est assez normal durant le 1er tiers de course. Sachant ce qui m’attend, je reste confortable sur ma moyenne de watts. Après les 100km, on monte doucement dans les montagnes de l’ouest de la ville. Le décor est magnifique, fait de roches rouges et blanches, voire noires pour certains blocs.

On monte ainsi sur un haut plateau à 1500m d’alt. où le vent de face nous empêche d’avoir trop chaud car le soleil cogne bien. Je m’asperge systématiquement à chaque ravito, très important pour baisser la température du corps. Suit une dernière bosse dans le Snow Canyon Park absolument superbe avant de fondre sur T2, bien secoué par un vent fort qui rend prudent pas mal de gars devant moi.

Après 5h23 de vélo et T2, on part directement en montée, plus facile pour faire passer le point de côté qui apparaît. Au 2e km, Rima peut m’annoncer que je suis 3e de ma cat. Magnifique, tout se passe bien, j’ai bien géré mon vélo et c’est maintenant que les choses sérieuses commencent.

Ce marathon, fait de 4 longues montée-descente (assez douces sauf quelques rampes cassantes), ne permet pas de se caler sur une allure stable. Alors j’y vais au feeling. Je me fixe chaque ravito, si importants avec les 30°C ambiants, comme mini- objectif successifs. Tenir son rythme, ne rien lâcher, ne pas marcher (même au ravito) et continuer, continuer… Là me remontent les souvenirs de mes longs entraînements où j’en ai bavé et dont je vais enfin voir les bénéfices 😉. Pas de doute, j’y arriverai !

Rima m’apprend vers le 23e km que je suis en tête !! Quoi ? je n’en reviens pas ! Mais un avion australien revient très fort derrière moi, bien que parti de loin à T2. La 2e moitié du marathon est toujours le moment le plus difficile d’un IM. Je dois tout donner tout en gérant au mieux ces dernières 90’. Des tensions et petites douleurs apparaissent çà et là ; le jeu mental est de les atténuer en cherchant à retrouver un peu de souplesse (s’il en reste 🙂. Les ravitos se succèdent et les gels, eau, boissons iso se mélangent au point que je ne sais plus très bien ce que j’avale. Heureusement, l’eau glacée versée sur la tête est jouissif, une micro renaissance. Les montées se font plus raides, les descentes plus douloureuses mais surtout, ne rien lâcher ! Je pense à tous mes proches qui me soutiennent à distance, en ce moment même. Ça me rend le sourire. Au 39km, j’apprends que l’avion m’a rejoint mais il est physiquement derrière car parti après moi au départ (rolling-start).

Dommage pour la beauté de la course, un concurrent invisible est moins stimulant. Mais j’essaie quand même d’accélérer avec ce qu’il me reste. 2km en descente douce et 1km à plat, je vais achever mes dernières cellules de quadriceps pour tout tenter. Arrivé sous l’arche après 3h45 de run (10h23’58’’ au total), je serai dépassé de 47 secondes par cet australien à la foulée plutôt africaine 😉.

Me voilà vice-champion en M55 ! C’est merveilleux, mon objectif est plus qu’atteint, c’est une magnifique consécration après une année de grosse grosse préparation pour ce jour J.

Mes pensées vont évidemment à mon coach Didier et à ma douce et patiente Rima, ainsi qu’à tous mes proches que je savais derrière moi en cette longue journée si particulière.

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